La signature « Gallé » sur un vase lui confère immédiatement un gage de qualité. Ce nom fait partie du domaine de la décoration artistique d’intérieur et de l’histoire de l’art tout court. Livres, albums, catalogues parlent surtout d’Émile Gallé, botaniste, artiste mais aussi entrepreneur.
Depuis quelques années il est aussi question des dessinateurs de chez Gallé. Le professeur Samuel Provost de Nancy favorise fortement la recherche dans ce domaine. Ses articles viennent enrichir la mise en valeur de ces dessinateurs, dont les plus en vue sont Louis Hestaux, Paul Nicolas, Auguste Herbst et Jean Rouppert. Plus particulièrement il a élaboré une typologie des différentes signatures « Gallé », incluant les périodes et les dessinateurs pour chaque type. On retrouve les données dans un article récent The Gallé signatures on glass after 1904 : a tentative chronology, part II, 1920-1936, publié sur Internet sous Newsletter on Art Nouveau Craftwok & Industry, No 5, 2 January 2021. Voici le tableau récapitulatif.
SignaturesGalle-jpeg.jpg
Ainsi Jean Rouppert figure au type Mk V, daté « c.1920-1924 » face à la signature « Gallé » avec la caractéristique du G, dont le bas de la jambe vient vers la gauche et sa terminaison en retour vers la droite. Cela peut être mis en lien avec le J de la signature personnelle de Jean Rouppert, dont la terminaison du bas revient aussi vers la droite. En exemple étude de fleurs de Jean Rouppert ci-après, avec la signature en bas à droite.

J102CapucineEtudeGalle.JPG
J102CapucineEtudeGalleSign.JPG



En 2024, cette classification des périodes de production, après le décès d'E. Gallé en 1904, est reprise par des musées ou de galeristes. Grâce au Prof. Provost, les descriptions des vases ou lampes Gallé se voient ajouté parfois le nom du dessinateur. Ainsi, et au niveau international, des musées comme celui de Kitazawa à Suwa près de Tokyo, le Glasmuseum Hentich à Düsseldorf ou l'organisation M&D Moir dans le Sussex en Angleterre ont introduit ce référentiel.

Hentich-PourSite.jpg